Portrait d’artistes ° David Gallais

David Gallais, auteur

en 20 questions

ses influences

Le roman de David Gallais, c’est un film sur le papier, avec des personnages très attachants, hauts en couleur ou très énervants, évoluant dans un far west interstellaire. Finalement, c’est ce qui rend cette histoire enthousiasmante. Et vous, les enfants des années 80, déballez l’histoire comme un pop up de votre enfance. A chaque chapitre, vous prenez un petit souvenir dans les yeux. Magique, non ? C’est aussi bien que de ressortir votre ancien walk-man ou vos VHS du placard.

Il est le grand gagnant de l’édition du Prix 404 2018. J’ai déjà parlé de 404 factory.

Et puis, David est un auteur humble alors, si vous ne le connaissez pas encore, il est temps d’aller le lire. Non ?

1 – Quel est ton plus grand rêve d’enfant ?

 

Enfant, je rêvais d’être un de ces héros que l’on voit dans les films ou dans les livres. Un magicien, un grand guerrier, un Jedi… peu importe, mais vivre une grande aventure.

R2d2

  1. Ce côté artistique t’a-t-il été influencé par ton entourage ? une rencontre ?

Je ne sais pas trop d’où cela me vient. J’ai toujours été un gamin calme, curieux de tout, préférant les histoires au sport. L’imaginaire a toujours été une porte de sortie quand la vie n’était pas fun. C’est mon truc à moi, mon fort intérieur. Cela n’a jamais vraiment intéressé les gens autour de moi jusqu’à récemment. Aujourd’hui, j’ai ma meilleure amie qui me pousse à partager tout ce que j’ai dans la tête avec le reste du monde.

  1. Comment travailles-tu ?

J’ai un boulot à plein temps ainsi qu’une famille, du coup il est parfois compliqué de trouver du temps pour écrire au milieu de tout ça. J’écris de manière très fractionnée : 4h, 1h, 20 minutes… dès que j’ai du temps.

Pour Fark West, je n’avais qu’un fil rouge et quelques scènes clés, tout le reste est venu à l’avancement. La majorité des dialogues sont de la pure impro : je laisse parler les personnages. Cela donne plus de naturel aux échanges, mais quelques fois l’histoire est partie hors trame à cause de cela. Au final je suis content de l’avoir fait car cela a enrichi le texte.

J’ai également écris une nouvelle (à paraître chez un autre éditeur) en procédant de la même façon.

En revanche, pour mon nouveau projet, je travaille de matière beaucoup plus cadrée car l’univers est très riche et je ne m’en sortirai pas sans un minimum de notes.

  1. Qu’est-ce qui t’inspire ?

Tout ! Je suis une véritable éponge. Je vois un reportage sur les arbres, y a une idée qui sort. Je regarde un trou dans un vieux mur, hop une autre idée. Il n’y a aucune règle. Tout peut déclencher mon inspiration, le plus dur c’est justement de ne pas se disperser ou de ne pas perdre en route une idée géniale pour l’utiliser au bon moment. J’ai toujours des carnets sur moi. J’essaye de prendre l’habitude de tout noter. C’est un sacré bazar.

  1. Penses-tu avoir confiance en toi et qu’est-ce qui te donne confiance en toi ?

La confiance en moi… c’est bien la chose dont je dispose le moins. Même en ayant remporté un concours, j’étais encore là à dire : « Nan, mais en vrai, c’est qui le lauréat ? ». On me complimente fortement sur mon travail et c’est tout juste si je ne m’excuse pas de prendre une place dans les rayonnages. Heureusement, comme je le disais plus haut, j’ai ma meilleure amie qui a confiance pour deux. J’écris avant tout pour elle, ça me libère de pas mal de pression. Le but c’est que ça lui plaise, si ça plait aux autres aussi, c’est un plus. Elle n’hésite pas à me dire quand je ne suis pas à la hauteur de ses attentes. Décevoir un lecteur, ça contrarie… décevoir quelqu’un d’aussi proche, c’est juste impensable. Du coup, ça me met au challenge en permanence et j’essaye de toujours donner mes meilleurs mots.

final

  1. Quels sont tes artistes (peintres ou autre) préférés ? Ceux qui t’ont influencée ?

Je me suis vraiment construit en diagonale sur un nombre important de styles, de contenus et d’influences différentes. C’est difficile pour moi de mettre quelqu’un plus en avant qu’un autre.

Je pourrais parler de Stephen King pour ma part d’ombre, de John Scalzi pour mon côté SF, de Weis & Hickman pour mon goût de la fantasy… mais ce serait oublier des influences énormes comme Terry Pratchett pour certaines de mes facettes absurdes. Il faudrait aussi faire une liste de films, longue comme le bras, de Steven Spielberg à James Cameron, en passant par une multitude d’autres. J’ai d’ailleurs été très fier que la librairie des Editions Critic me compare à une sorte de « Joss Whedon français ». Mon style est très imagé, clairement cinématographique. Une grande part de mes influences est issue des séries que j’ai pu regarder pendant des années.

Pour ce qui est de la peinture, j’ai récemment découvert Henry Asencio dont le travail colle à merveille avec les recherches que je fais pour mon nouveau projet.

En musique, beaucoup de pop triste :

Coldplay (Parachute)

Travis (The man who)

Keane (Hopes and Fears)

Et là encore plein d’autres styles sans rapports entre eux, de la musique classique au métal en passant par NTM. Je suis incapable de me restreindre à une seule source.

  1. Avec quels outils préfères-tu travailler ?

Je travaille sur Google Doc, via le Drive. Cela me permet d’écrire aussi bien depuis mon pc fixe (hé oui, matériel de gamer) que sur mon téléphone dans le train. Ce format a aussi l’avantage de pouvoir être partagé avec ma meilleure amie qui me fait tout le premier niveau de relecture. Elle peut laisser des notes, des commentaires… c’est l’outil parfait compte tenu de ma manière de travailler.

  1. Si tu devais définir en 3 mots la clé de ta réussite (d’avoir trouvé ton style) ?

Observation – Surprendre – Accessible

  1. Quel a été le déclic pour trouver ton style ?

Cela s’est forgé sur plusieurs années. J’ai gribouillé tout et rien pendant 20 ans avant d’écrire mon premier vrai roman complet. Je me suis lancé sur un coup de tête. Peut-être qu’inconsciemment, je me suis senti prêt. Mon style évolue encore car je me suis construit à partir de rien. Je fais et j’apprends en même temps.

  1. Si tu étais un animal (le plus proche de ton caractère), lequel serais-tu ?

 

Une tortue ? Lent, mais efficace. La tête dure, mais caché dans sa carapace. Voilà, je sors de l’autodérision au lieu de la confiance en moi… ça résume bien le personnage.

  1. Si tu n’avais pas été auteur, quel métier aurais-tu exercé / ou exerces-tu ?

Je fais de la prévention des risques industriels. Un métier qui nécessite une grande capacité de visualisation et d’anticipation sur le déroulé des événements. Cela colle bien avec la passion d’auteur. Observer une situation que l’on a sous le nez où que l’on t’explique vaguement et essayer d’en voir toutes les issues possibles, bonnes ou mauvaises.

  1. As-tu déjà refusé des propositions de travail ? lesquelles et pourquoi ?

Pas pour l’instant. Je suis au tout début de ma carrière d’auteur.

 

  1. Te verrais-tu enseigner ta passion ?

Non. J’essaye de partager certains conseils, mais écrire me vient naturellement, je ne vois pas comment transmettre ce que je suis. Je n’ai pas une approche scolaire de ce que je fais.

  1. Cite-nous 3 rêves accomplis.

Pratiquer le sabre laser sportif à la Sport Saber League pendant 4 ans.

Être co-oganisateur de mon propre événement médiéval grâce à l’association Uchromesnie (Les Médiévales de Léa, à Jouillat dans la Creuse)

Publier un roman

couv

  1. Cite-nous 3 envies, projets futurs que tu voudrais voir accomplir.

Ecrire un autre roman (en cours)

Ecrire des chansons (en cours)

Etre scénariste pour une BD (amis dessinateurs si vous m’entendez !)

  1. Te sens-tu libre dans ta passion ?

Entièrement. Pour l’instant, je suis le seul à me fixer des limites et j’en ai peu.

  1. Et si tu nous donnais une définition personnelle d’ « être artiste ».

C’est voir ou sentir ce qui échappe aux autres et savoir leur donner sous une forme qu’ils peuvent percevoir.

  1. Y a-t-il des œuvres personnelles que tu ne réserves qu’à toi, que tu ne partageras jamais ?

J’ai quelques projets strictement perso, que je ne partage qu’avec un tout petit nombre d’amis.

  1. Quel regard portes-tu sur ta passion d’écriture ?

C’est une passion, mais surtout beaucoup de travail. Comme je le dis souvent : toutes ces histoires, je les ai dans ma tête sans efforts. Prendre le temps et l’énergie de les écrire pour les partager avec d’autres nécessite un gros investissement personnel. Je reste très humble par rapport à tout ça, surtout quand je compare mon parcours avec d’autres qui ont beaucoup galéré pour être édités.

  1. Un conseil à de jeunes artistes ?

Croyez en vous, mais ne sombrez pas dans l’aveuglement. Soyez très critique sur votre travail sans pour autant vous accabler de tous les mots… bref, essayez de trouver un équilibre dans lequel vous vous sentez bien.

Merci David

Et pour découvrir d’autres portraits Portrait d’artistes ° Faustine, illustrations ou d’autres articles Ma littérature imaginaire, Le vieux Macloq

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s